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Parlement européen et députés
Sommaire du dossier "Elections européennes 2009"
Introduction
Résultats et analyses
La campagne
6@27 : Marielle de Sarnez
A deux mois des élections européennes, Touteleurope.fr et ses partenaires (20minutes.fr, la République des Blogs et l'Association des Journalistes Européens) inauguraient un nouveau format de débat en public, axé sur les préoccupations des internautes.
Après Michel Barnier et Harlem Désir, Marielle de Sarnez, tête de liste en Ile-de-France (Modem).
L'occasion pour la députée européenne de répondre aux questions des internautes et du public présent sur des sujets aussi variés que le rôle du MoDem au Parlement européen, le traité de Lisbonne ou encore la mobilité des Européens.
Le prochain 6@27 aura lieu le 26 mai. Les invités : Sandrine Bélier et José Bové, têtes de liste dans l'Est et le Sud-Ouest pour Europe Ecologie. Save the date !
Voir la vidéo (12'15)
Ecoutez l'intégralité du débat (01'13'20)
6@27 : Les débats de Touteleurope.fr 
Quelles sont les propositions des candidats aux élections européennes ? Pour nourrir le débat, Touteleurope.fr organise une série de rencontres avec des têtes de liste aux européennes. Blogueurs, lecteurs et soutiens de Touteleurope.fr, citoyens passionnés par les questions européennes : ce rendez-vous est le vôtre !
Une heure c'est très court pour débattre de l'Europe. Mais cela laisse tout de même le temps de poser pas mal de questions ! Les internautes ont été nombreux à nous envoyer leurs questions à Marielle de Sarnez. Voici certaines de ses réponses.
François Bayrou a publié un livre portant essentiellement sur la France, à quelques semaines du scrutin…
La France et l'Europe, c'est la même chose. La France, c'est l'Europe, le destin de la France et celui de l'Europe se rencontrent. Le livre de François parle beaucoup de la confrontation entre d'une part, le modèle républicain français, qui vise à réduire les inégalités dans notre pays, et d'autre part, le Président de la République qui se dit en rupture avec ce modèle.
C'est le modèle républicain, ancien, classique, que nous pensons utile de refonder, plus que jamais nécessaire pour affronter la crise, et de l'autre côté, la rupture. Cette confrontation est au cœur des enjeux du scrutin du 7 juin. D'ailleurs la prochaine convention thématique du MoDem porte justement sur la question du modèle européen.
Au MoDem, on écrit beaucoup, preuve qu'on réfléchit beaucoup, c'est un vrai travail intellectuel qui se fait. Corinne Lepage, Jean-François Kahn, Sylvie Goulard, François Bayrou et moi-même ont publié un livre : il y a un vrai travail de réflexion qui est mené.
Les députés MoDem vont-ils rester au sein du parti européen ADLE (Association des Démocrates et des Libéraux d'Europe) ?
Nous sommes actuellement en campagne, il y a des députés sortants, nous allons essayer d'avoir un maximum de députés MoDem au Parlement européen et, dans un second temps, le maximum de parlementaires démocrates. 12 pays européens ont des députés affiliés au parti démocrate européen. J'espère que les députés démocrates seront nombreux à être élus.
Nous avons fondé ce parti avec l'Italie, j'attends donc de voir ce que vont donner les élections européennes dans ce pays, malheureusement les sondages ne sont très favorables aux démocrates en ce moment. Je souhaite que nous puissions peser davantage au sein du Parlement européen.
Vous avez été élue au Conseil de Paris. Pensez vous possible d'être député européen en cumulant les deux mandats, et si non, allez vous pousser pour l'instauration d'un mandat unique?
Je suis très hésitante là-dessus, parce que je vois beaucoup de députés et de sénateurs, maires de petites communes, qui sont favorables au cumul. Mais je comprends aussi ceux qui sont pour un mandat unique, parce que "cela ferait de la place pour les autres", et puis les gens pourraient faire cela à temps plein.
Je crois qu'on peut réfléchir à un mandat unique pour les parlementaires nationaux, mais il faudra alors changer le mode de scrutin. Parce qu'avec le scrutin uninominal de circonscription, on est dans une logique à deux tours, où ce qui compte, c'est moins la qualité du travail parlementaire du député ou du sénateur que ce qu'il fait sur le terrain. Il peut être un formidable parlementaire à l'assemblée, et pourtant être battu parce qu'il n'a passé assez de temps dans sa circonscription, parce qu'il a abandonné une ville dont il était maire, etc.
Notre mode de scrutin oblige nos élus à être très fortement implantés localement. C'est pour cela qu'il y a un cumul des mandats. Je pense qu'il y a trop de parlementaires, on devrait réduire leur nombre. Si on fusionne un jour départements et régions, on pourra réfléchir à moyen terme à réduire le nombre de circonscriptions et le nombre de députés et éventuellement à étendre les pouvoirs des députés (il y a beaucoup à faire encore pour étendre ces pouvoirs).
L'élection au Parlement européen équivaut parfois à une placardisation ou une mise en pré-retraite de la vie politique française (Jacques Toubon, par exemple). Ne croyez vous pas que cette tendance française contribue à décrédibiliser le Parlement européen au yeux des citoyens?
Si, bien sûr, je ne comprends pas pourquoi l'UMP n'a pas reconduit Jacques Toubon et Patrick Gaubert. Alain Lamassoure est reconduit en troisième position sur la liste alors qu'il aurait très bien pu la conduire, c'est l'un des eurodéputés les plus compétents sur les affaires institutionnelles.
Patrick Gaubert, qui était député UMP sortant en Ile-de-France, était très compétent en matière de libertés publiques. Grâce à lui il y avait parfois une partie du PPE, parti plutôt conservateur, qui adoptait des positions plus ouvertes en termes de libertés publiques. Donc, oui, je regrette que Jacques Toubon n'ait pas été re-présenté par l'UMP.
Sur HADOPI, je n'ai pas la même position que lui, j'ai voté en faveur de l'amendement Bono et j'espère qu'on ne cédera pas dans les négociations sur le paquet télécoms, mais Jacques a été un formidable parlementaire et je trouve dommageable qu'on le laisse de côté.
Rachida Dati est Conseillère nationale de l'UMP aux questions européennes. Que l'UMP, parti majoritaire prenne de telles options dans son organsiation interne, qu'en pensez-vous ?
J'en ai parlé avec Alain Lamassoure, précédemment responsable des questions européennes à l'UMP et qui a appris par la presse le transfert de ces questions à Rachida Dati. Je ne la connais pas bien mais je pense qu'Alain Lamassoure avait probablement plus de compétences européennes qu'elle. C'est assez étonnant car il n'avait pas démérité, c'est lui qui a, en partie, inspiré le mini Traité simplifié. Mais cela reste l'affaire de l'UMP.
Que se passera t-il si l'Irlande vote non au Traité de Lisbonne ?
Je n'ai pas aimé la manière dont on a réagi au "non" irlandais. On a considéré que ce "non" était un problème secondaire, qui allait être facilement réglé. La France était mal placée de ce point de vue ! Quand un pays vote "non", qu'il soit grand ou petit, il faut essayer de comprendre pourquoi.
Mais je ne veux pas concentrer la campagne sur les questions institutionnelles. Certes, ce sont des questions importantes, il fallait bien sûr approfondir l'Union avant l'élargir à de nouveaux membres. Sur ce point, la faute initiale a été commise à Nice, avec l'adoption du Traité du même nom en 2004. C'est là qu'on aurait du décider de réformer l'Union profondément, avant de l'élargir.























