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Les Européens au quotidien
15/02/10Ophélie Latil : "L'Europe ne parvient pas à intégrer les jeunes générations" 2
A l'approche du lancement officiel en France de l'Année européenne de la pauvreté, Touteleurope.fr a rencontré Ophélie Latil, membre du collectif Génération Précaire qui oeuvre en faveur d'un meilleur statut des stagiaires en France. Celle-ci revient sur la précarité des stagiaires dans plusieurs pays de l'Union européenne, et dénonce la particularité française d'une réelle institutionnalisation du stage.
Voir la vidéo (05'07)
Touteleurope.fr : Pourquoi qualifiez-vous de précaire la situation des stagiaires en France ?
L'association Génération Précaire a été créée en 2005 pour demander un statut et une reconnaissance du stagiaire en France. Habillés de masques blancs lors des manifestations, ses membres ont progressivement obtenu une gratification des stages de plus de deux mois à partir du premier jour , dans les entreprises puis dans la fonction publique d'Etat, mais également la limitation des stages en fin de cursus universitaire. Le collectif milite aujourd'hui en particulier pour une reconnaissance des stagiaires expatriés.Ophélie Latil : Aujourd'hui, un stagiaire peut effectuer le même travail qu'un salarié, tout en étant "gratifié" (on ne dit pas "payé") de 0 à 398 euros par mois. Avec la crise, le stagiaire est devenu une véritable variable d'ajustement : on a vu énormément d'emplois se détruire pour être remplacés par des stages.
Il y a du travail mais il n'y a plus d'emploi : les services "juniors" (les personnes les moins qualifiées) sont remplacés par des stagiaires, qui montent en grade au fur et à mesure pour devenir "stagiaires seniors" … avec la même indemnité de 400 euros. Certaines entreprises ont remplacé plus de 50% de leur masse salariale par des stagiaires.
Le stagiaire n'a pas de droits : il ne peut pas prendre de congés, il ne cotise pas pour sa retraite et il ne peut pas se loger avec 400 euros par mois. Il n'est pas même comptabilisé dans l'entreprise : le stagiaire n'existe pas, alors qu'il se lève le matin pour aller travailler comme les employés.
Touteleurope.fr : La situation des stagiaires est-elle la même ailleurs en Europe ?
A l'initiative de Génération Précaire, le mouvement "Génération P" coordonne les politiques de la précarité en Europe (Angleterre, Italie, Allemagne, Belgique, Espagne), qui concerne le stage mais aussi l'emploi des jeunes diplômés.O.L. : L'Allemagne a le système du "Praktikum", un stage d'observation en entreprise. En Angleterre les jeunes ont une rémunération et sont intégrés dans l'entreprise à la fin de leur stage, afin de savoir quel service correspond le mieux au jeune. Il n'y a qu'en France que ce travail non rémunéré est considéré comme légitime.
De plus, on pratique en France un système de "dumping social". Le régime du stage n'existant pas dans d'autres pays (en Scandinavie, à Malte ou en Pologne), beaucoup d'entreprises françaises créent leur entreprise sur place et font venir de France toute une main d'œuvre de stagiaires soumis au droit local, et qui ne sont donc absolument pas rémunérés.
Dans les pays scandinaves, les jeunes ont accès à un emploi (précaire, mal payé mais c'est un emploi) dès la fin de leurs études. L'idée même que l'on puisse demander, là-bas, à un jeune de créer de la richesse sans être payé est impensable. De la même manière, les jeunes se retrouvent au chômage en Angleterre ou au travail comme les autres. Pour s'insérer dans la société, on commence par un travail quel qu'il soit, même mal payé. Dans un vrai travail on se rend compte qu'on crée, qu'on contribue à créer de la richesse dans l'entreprise : du coup il y a un échange. Ce principe de l'équivalence en entreprise n'est pas forcément quelque chose d'assumé en France.
Touteleurope.fr : Comment se pose le débat dans ces pays ?
O.L. : Certains pays, qui n'ont pas de vision à long terme, ont du mal à intégrer les jeunes générations. Le problème commence à se poser dans les pays du Nord comme en Allemagne, mais il est accru dans les pays du Sud comme la Grèce, l'Italie, l'Espagne, qui ne parviennent pas à "récupérer" leur jeunesse et la voient comme une masse informe sans éducation, sans possibilité d'autonomie.
Or cette autonomie, ils ne la donnent pas ! Les jeunes sont contraints, faute d'un salaire suffisant, de rester chez leurs parents. Ils grandissent un peu trop tard, et la seule solution pour eux c'est l'exil.
Touteleurope.fr : A l'heure de la crise, le recours à des stagiaires n'est-il pas un moindre mal ?
O.L. : Nous avons vu beaucoup de représentants d'entreprises, des partenaires sociaux, qui nous ont dit qu'ils ne pouvaient pas rémunérer des employés à cause de la crise. Nous leur avons répondu que ce n'est pas à cause de la crise qu'on n'a plus besoin d'un logement et de manger 3 fois par jour. Le stage devient une "bonne excuse". Certaines entreprises licencient et embauchent des stagiaires à la place.
Touteleurope.fr : 2011 sera l'année européenne du volontariat. Etes-vous opposée à toute forme de travail non rémunéré ?
O.L. : A Génération Précaire, nous sommes tous bénévoles ! Evidemment, le bénévolat, c'est s'engager pour un projet qui nous semble important, pour une cause qui nous paraît juste. Nous sommes les premiers à dire que le bénévolat est une bonne chose. Après, lorsqu'il se répand au détriment d'autres formes de travail qui permettent d'accéder à une autre forme d'autonomie, cela devient problématique.
En savoir plus :
Site internet de Génération Précaire
L'année européenne de la pauvreté - Touteleurope.fr
Qu’il y ait dans ce montage « acte de défiance » vis-à-vis de la Commission …
A qui finalement la responsabilité ?
Si la Grèce face à ses difficultés pour coûte que coûte - au nom de sa fierté et de son histoire à laquelle nous devons notre civilisation - remplir les conditions de son entrée dans l’Euro, avait en son temps trouvé une Europe forte de moyen de contrôle, de conseil, d’assistance et de soutien …
… peut être aurait elle fait alors les réformes et assumé les efforts nécessaires dans la confiance d’un esprit de solidarité …
... au lieu de faire « feu de tout bois ».
Mais combien couterait réellement l'impression d'un billet de 1 euro et quel serait sa durée de vie par rapport à une pièce de valeur équivalente?
Et puis, au pire l'attitude de la Grèce fera baisser l'euro, ce qui ne sera pas trop mal pour des pays comme l'Allemagne ou la France qui dépendent assez fortement de leurs exportations.
Ca me semble un excellente idée sur le papier, non?
le site : http://www.generation112.eu/Generation-112-lance-son-Appel-a-un-Erasmus-Civique_a85.html
ce que je ne comprend pas, c'est pourquoi les ministres de l'intérieur ont acceptés sans qu'on en parle?
Je me réjouis de la décision du Parlement ! Nos libertés doivent absolument être choyées, défendues comme le plus précieux des biens, et si durement acquis...
J'avais découvert ce numéro unique et écrit un article sur le 112 il y a quelques temps suite à une campagne radio sur trafic FM dans le sud de la France. C'est un pas de plus vers l'uniformité de l'Union Européenne.
Le but n'est pas d'avoir plus de billets en main pour croire qu'on a plus d'argent, ce serait vraiment prendre le gens pour des c...
Ce ne sont pas 200 mais une majorité composée de 371 députés européens qui ont voté le 25 octobre 2005 la demande de création de ce billet. Le président de la BCE, M. Trichet, qui avait émis la même idée en séance de comité central d'entreprise lorsqu'il était encore gouverneur de la banque de france, refuse depuis d'y souscrire.
Il a son utilité dans les pays entrants notamment. En Slovénie le premier billet de leur gamme valait 0,04cts d'euro, en Slovaquie 0,5cts d'euro. Rappelons que l'Europe et l'euro ne sont qu'un vaste compromis. Les grecs et les italiens ont été les premiers à demander ce billet. Les allemands voulaient le 500€ auquel l'état français était opposé. Le poids politique a décidé de la composition de la gamme actuelle.
Le billet de 1€ est également utile pour le positionnement de cette monnaie face à l'hégémonie du dollar. En moyenne chaque année, 45% de la production de billets en dollar est constituée de billets de 1 dollar, et ce n'est pas uniquement destiné à alimenter leur consommation intérieure...
Le billet de 1 euro n'a pas vocation à circuler en France, ou marginalement, il est franchement improbable que les distributeurs en tout genre soient modifiés pour les accepter.
Quant aux risques sur l'usine de fabrication des pièces à Pessac, les erreurs stratégiques du Ministère des Finances font que celle-ci ne frappe pratiquement que des pièces « rouge » qui grèvent son bilan...
Enfin pour finir, le coût de fabrication de ce billet, environ 6cts selon la sécurité qui lui serait appliquée, n'est rien en regard du rapport du revenu du seigneuriage qu'il génèrerait, appelé à circuler essentiellement hors zone euro et ne revenant que peu dans les caisses des banques centrales émettrices.
De toute façon, ce billet ne pourra voir le jour avant l'horizon 2015 au mieux puisqu'il faut déjà renouveler la gamme actuelle et qu'il n'était pas prévu.
Voilà qui est corrigé.
La rédaction de Touteleurope.fr
je voudrais savoir si il est possible de partir aider sans pour cela perdre mes allocations chômages.
Si oui que dois je faire?
Protège-toi bel europeuple des idées ennemies de la prospérité de ton économie réelle.
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Lors de son audition au Parlement Européen, ce mercredi 13 janvier 2010, M. Michel Barnier, Commissaire désigné au Marché Intérieur, le poste le plus convoité dans la nouvelle Commission Barroso II, a eu à répondre à une question de Mme Heidi Rühle, du groupe des Verts européens, sur ses éventuels projets d'inclusion des services d'eau municipaux dans l'initiative législative sur les concessions et les partenariats public-privé qu'il avait évoquée plus tôt dans ses réponses écrites. (1) Cette question venait faire écho aux inquiétudes suscitées plus tôt par la déclaration de politique générale de M. Barroso, évoquant une extension du marché intérieur, traduire une mise en concurrence, aux “services environnementaux”.
Cette question est très importante. La majorité des services d'eau et d'assainissement municipaux en Europe sont gérés par des autorités publiques locales (seules la France et l'Angleterre ont la majorité de leurs services d'eau gérés par le secteur privé, avec des conséquences dommageables démontrées), et l'importance d'avoir des services d'eau fiables et gérés de façon responsable est telle que la Commission Européenne, en 2006, avait déjà reculé sous la pression de la société civile et de nombreux élus lorsqu'un projet similaire d'inclusion des services d'eau dans la Directive Services (2) (dite “Bolkestein”) avait été envisagé. L'accident survenu le mois dernier à Bruxelles, mettant en cause le seul système d'eau géré par le privé dans tout le pays (la station d'épuration de Bruxelles Nord, gérée par Aquiris, une filiale de Veolia Environnement) a encore rappelé à quel point la continuité et la fiabilité de ces services est un enjeu essentiel.
Pourtant, les réponses de M. Barnier à cette question furent inquiétantes. Bien qu'il mentionne le fait qu'il n'avait pas encore d'idée définitive sur ce point, sa première réponse fut générale et porta surtout sur le fait que les marchés de concession en Europe faisaient l'objet d'une “insécurité juridique” et n'étaient encadrés par “aucun texte”. Lorsque Mme Rühle insista pour lui demander quels étaient ses projets en matière, spécifiquement, de services d'eau, M. Barnier commença par souligner l'importance de l'eau pour tous, les effets du réchauffement climatique sur cette ressource précieuse, le retard des vendanges cette année... pour finir par dire qu'il ne voyait pas pourquoi l'eau devrait faire l'objet d'un “traitement spécial”, différent des autres matières couvertes par son projet législatif sur les concessions. Que penser d'une telle légèreté? Méconnaissance du sujet? Volonté de soutenir les intérêts des trois plus grandes entreprises mondiales du secteur, toutes françaises, selon la tactique désormais bien connue d'appui aux “champions nationaux”? Il est bon que M. Barnier n'ait pas déjà fait de choix définitif avant même sa nomination ; on espère qu'il reviendra sur sa position de ce jour pour exclure les services publics essentiels tels que l'eau et l'assainissement d'une telle initiative, décision plus conforme à l'esprit de l'intérêt général européen qu'il s'est par ailleurs engagé aujourd'hui à défendre.
Pour Aquattac,
Kim Lê Quang
M. Pigeon
http://www.europarl.europa.eu/hearings/static/commissioners/answers/barnier_replies_fr.pdf
[..] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32006L0123:EN:NOT
---------------------[..]
l'effacement progressif de l'Europe (COPENHAGE en fut la dernière démonstration) justifie cette vigilance collective surtout dans un domaine où le laisser aller impacte si lourdement nos devenirs si nous n'y prenons pas garde.
On dira aussi et c'est désormais avèré , alors que le centre de gravité du monde a définitivement basculé des bords du Pacifique mais aussi à la mer de Chine comme de l'Océan Indien, que notre poids dans la relation Nord Sud se relative face à d'autres acteurs qui n'ont pas forcément la même vision du développement du monde...
ils sont déjà et seront plus encore demain dans l'ordre économique (donc politique) les architectes , les interlocuteurs d'une planète qui s'abandonne au jeux des grandes nébuleuses politico-financières, lesquelles viennent de détruire en quelques mois dans la planète finances plus de richesses que des générations nombreuses ont mis tant de temps à construire et façonner -
ce cataclysme s'ajoute aussi par la corruption endémique entretenue aux plaies de territoires où les fanatismes prospèrent sur les misères et la faim
En 2010 on fera en sorte que la société civile, nos députations arguant le constat de la faillite morale, éthique, des cercles de pouvoirs, reprenne le dessus avec ténacité, courage , constance pour des postures plus humaines, des projets réalistes, à portée mesurables dans nos quotidiens, pour les générations futures et le mieux vivre ensemble
Peut-être demain (et j'espère me tromper) faudra-t-il refaire Valmy face aux nouvelles coalitions du ratio de trésorerie et du moins disant ,lesquelles nous font sentir de par la conséquence de leurs actions ,la nécessité de reconstruire notre organisation collective, l'histoire et ses inlassables leçons est toujours pleine d'enseignements...
Il y a toujours des raisons d'espérer , et cet objectif c'est à nous à lui donner du contenu
Merci Sylvie pour ce rappel à l'ordre
ce qui éviterait de taper sur l'Europe dès que quelque chose ne va pas en interne dans un Pays.
Merci le con tribuable
























