Présidence de l'Union européenne

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Présidence suédoise du Conseil de l'Union européenne (juillet - décembre 2009)

Depuis le 1er juillet 2009, et jusqu'au 31 décembre, la présidence du Conseil de l'Union européenne est assurée par la Suède. Elle succède à la République tchèque et précède l'Espagne.

Fredrik Reinfeldt

La Suède sera représentée par son Premier ministre, Fredrik Reinfeldt.

La réputation des Suédois n'est plus à faire en matière de gestion des affaires européennes. En 2001, pour sa première présidence de l'Union, ce pays nordique avait réussi un parcours sans faute tant sur le fond que sur la forme.

L'environnement, l'élargissement et l'emploi étaient à l'honneur et c'est sûrement l'action déterminée de Stockholm qui avait permis d'avancer sur les problématiques écologiques. Durant les six prochains mois, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt présidera le Conseil de l'Union européenne et le Conseil européen.

 

 

Les actualités de la Présidence suédoise :

 


Enjeux

Troïka

Le programme et les priorités de la présidence du Conseil de l'UE sont définis par période de 18 mois. De janvier 2009 à juin 2010, la présidence du Conseil a donc été organisée en coopération par la République tchèque, la Suède et l'Espagne.

Cette présidence, la seconde pour la Suède, intervient au moment de changements institutionnels importants.

Les travaux de l’automne (les deux mois d'été étant marqués par une inactivité quasi-totale à Bruxelles) seront fonction de la situation institutionnelle, qui est particulière.

Suite aux élections du mois de juin, un nouveau Parlement européen est en train de se former et une nouvelle Commission va être désignée. Si le Traité de Lisbonne est ratifié par tous les Etats membres, les bases du travail de l’UE s’en trouveront modifiées.

Stockholm devra donc mener à bien la ratification du traité de Lisbonne, que l'Irlande pourrait adopter en octobre par référendum, et qui doit encore être signé par les présidents tchèque et polonais. Dans un contexte économique encore très tendu, elle devra également continuer les travaux menés par les Etats membres et la Commission européenne pour sortir l'Europe de la crise financière. Enfin, la présidence s'achèvera sur le Sommet de Copenhague sur le changement climatique : rallier l'Europe et les différents pays sur une position commune en vue d'un accord ambitieux, telle est alors la mission de la Présidence suédoise.

 

Les priorités de la Présidence suédoise

88 millions d'euros

C'est le budget de la Présidence suédoise de l'UE, soit 971 millions de couronnes suédoises.
Au cours de ses six mois de présidence européenne, la Suède se concentrera sur deux "défis" principaux : la gestion de la crise économique et du chômage d'une part, la lutte contre le changement climatique d'autre part. La Présidence insiste même sur la conjugaison des deux axes pour progresser vers une "économie éco performante". Cependant, d'autres priorités ont été définies relatives à l'élargissement, la mer Baltique, la justice et les affaires intérieures ou encore le renforcement de la coopération dans l'action extérieure de l'Union.

 

 

Sortir de la crise

Tout comme les présidences française et tchèque de l'Union, la présidence suédoise s'efforcera de gérer les conséquences de la crise économique qui touche l'ensemble de l'Europe. Il s'agit même, pour Stockholm, que l'UE sorte "renforcée" de la crise économique, en créant des solutions à long terme pour une croissance durable, pour l’emploi et pour des marchés ouverts.

En particulier, Stockholm tentera de parvenir à un accord sur la mise en place d’une nouvelle structure de surveillance financière, ainsi qu'à une position européenne commune lors du G20 prévu à l'automne.

Rencontre avec l'Ambassadeur Gunnar Lund



Une discussion sur la transition vers une économie "éco performante" devrait également être lancée, pour que le renforcement de la croissance prenne en compte le respect de l’environnement et du climat, en mettant l'accent notamment sur l'efficacité énergétique. Une feuille de route pour l’avenir pourrait être adoptée sur la question de l'économie éco-performante lors du Conseil européen de décembre.

Concernant l'emploi, la présidence suédoise souhaite limiter le chômage, minimiser l’exclusion et réintégrer les gens dans le marché du travail à travers une politique axée sur la reconversion et la mobilité sur le marché du travail (dont l'adoption souhaitée d'une directive sur le traitement équitable des personnes à l'automne), sur l'accès simplifié au capital et la simplification des réglementations pour les petites entreprises, sur la recherche et l'innovation et enfin sur le maintien de systèmes modernes de protection sociale (adoption souhaitée d'une directive sur la mobilité des patients et propositions sur le vieillissement dans la santé et la dignité).

 

 

Préparer le Sommet de Copenhague

Afin de parvenir à un nouvel accord sur le climat lors de la Conférence internationale de Copenhague, Stockholm devra auparavant faire en sorte que les 27 adoptent une position commune et continuer les discussions avec les grands pays industrialisés (Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Brésil).

La Conférence de Copenhague réunira les pays du monde du 7 au 18 décembre 2009. Elle a pour objectif d'aboutir à un accord mondial pour lutter contre le changement climatique qui remplacerait le protocole de Kyoto à partir de 2012. Or ces négociations doivent encore résoudre un certain nombre de questions épineuses, à savoir la manière dont les pays industrialisés vont s’y prendre pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de 25 à 40 pour cent, pour limiter les émissions dans les économies émergentes et pour financer les mesures d’adaptation et de réduction des émissions dans les pays en développement et transferer des technologies vers ces mêmes pays, particulièrement exposés et vulnérables aux changements climatiques. La Commission sur les changements climatiques et le développement, instaurée par le gouvernement suédois, constitue en l’occurrence une contribution importante à ces questions centrales.

 

 

Continuer l'élargissement

Bien que l'Union européenne n'ait pas prévu d'accueillir de nouveaux membres d'ici 2010, la présidence suédoise souhaite avancer dans les discussions auprès des pays candidats et des candidats potentiels.

Favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union, la Suède souhaite ouvrir un nouveau chapitre de négociations avec ce pays, malgré les réticences de plusieurs Etats membres. Le dossier turc achoppe jusqu'ici sur la question des droits de l'Homme et sur le refus d'Ankara de reconnaître Chypre, membre de l'UE.

Le rapprochement avec les Balkans occidentaux, dont l'ancienne République yougoslave de Macédoine, devrait se concrétiser. Cependant, les négociations avec la Croatie seront probablement retardées du fait d'un différend frontalier avec la Slovénie.

 

 

Adopter une stratégie pour la mer Baltique

Conformément aux propositions formulées par la Commission européenne au début du mois de juin, une stratégie spécifique pour la mer Baltique pourrait être adoptée lors du Conseil européen d'octobre.

Le projet devra permettre d’obtenir une mer plus propre (interdiction des détergents contenant des phosphates, réduction des effets néfastes des engrais et de la contamination par les nutriments, contrôle plus efficace de la pêche) et de rendre la région plus dynamique du point de vue économique (renforcement des activités des petites entreprises, suppression des barrières commerciales, développement des infrastructures et systèmes de transport, investissement dans les Technologies d'information et les communications électroniques) au travers d'une coopération macro-régionale de pays européens et hors UE (y compris la Russie).

 

 

Adopter le programme de Stockholm sur la justice et les affaires intérieures

En termes de liberté, de sécurité et de justice (anciennement Justice et affaires intérieures – JAI), la Suède s'est fixée comme objectif l'adoption d'un nouveau programme de travail intitulé le "Programme de Stockholm". Celui-ci devra fixer le cadre et les orientations de la politique européenne pour la période 2010-2014, en ce qui concerne les questions policières, frontalières et douanières, la justice, ainsi que la politique d’asile, de migration et de visa.

La vision qui sous-tend ainsi le Programme de Stockholm est celle d’une Europe plus sûre et plus ouverte, dans laquelle les droits des personnes sont garantis. Le renforcement de la coopération entre Etats membres sur ces questions, souhaité par la Suède, pourrait alors permettre de faciliter la libre circulation des personnes mais aussi la lutte contre la criminalité et la traite des être humains, la mise en place d'un système commun d’asile juste, transparent et plus équitable, et une immigration accrue de main d’œuvre.

Enfin, un projet important en matière de droit concerne l’e-justice européenne, dont l’objectif est de lancer un portail Internet européen d'information sur les lois et les procédures judiciaires dans les différents Etats membres.

 

 

Renfocer la coopération internationale et l'action extérieure de l'Union

L'action extérieure de l'Union sera, selon la présidence suédoise, marquée par les principes de paix, de développement, de démocratie et de droits de l'homme.

L'élargissement constitue l'un des axes mis en avant, mais également le renforcement de la politique étrangère de sécurité et de défense, qui verrait le développement de la capacité d’action de l’UE en cas de crises internationales (en particulier en Afrique via la mise en œuvre d'une stratégie européenne pour l’Afrique) et le renforcement de la coopération avec des partenaires importants, notamment les Etats-Unis. Le partenariat oriental vise à renforcer et à approfondir les relations de l’UE avec six voisins orientaux, à savoir l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et le Belarus, ainsi qu’à promouvoir l’intégration européenne de ces pays dans des domaines importants comme le commerce, les migrations et la législation.Une attention particulière sera accordée à la mise en oeuvre du Partenariat oriental dans le cadre de la politique de voisinage, aux pays méditerranéens dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, ainsi qu'aux relations avec l’Afghanistan et le Pakistan, dans lesquels l’UE pourrait davantage renforcer son engagement.

La présidence accordera en outre la priorité aux négociations commerciales, avec la conclusion du Cycle de Doha et l'évolution du commerce international vers plus de libre-échange. Les négociations relatives aux accords de libre-échange avec la Corée du Sud, l’Inde, l’Ukraine, le Conseil de coopération du Golfe, la Communauté andine de Nations et l’Amérique centrale pourraient être achevées au cours de ces six mois.

 

 

Textes et documents

Programme de travail de la présidence suédoise de l'UE - présidence suédoise de l'Union européenne
Le Premier ministre présente les priorités de la présidence - présidence suédoise de l'Union européenne

 

Sites utiles

Site Internet de la Présidence suédoise de l'Union européenne